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Vocabulaire

VOCABULAIRE

 

L'ARTILLERIE :

· Artillerie de campagne, RAC : appuient les troupes d'infanterie au combat avec des canons et des obusiers : à calibre égal, un canon est plus lourd mais envoie ses obus à une distance supérieure à l'obusier. Les canons seront donc utilisés plus volontiers pour détruire les canons et les obusiers adverses après qu'ils aient été repérés ou pour attaquer des objectifs plus en profondeur.

· Artillerie lourde, RAL : canons - parfois transportés sur voies ferrées -, artillerie à longue portée ou de siège pour forcer des percées dans un paysage de tranchées ou percer les murs des forts.

· Artillerie à pied, RAP

· Artillerie de montagne, RAM

· Artillerie de tranchée, RAT : les artilleurs de tranchés étaient appelés les "crapouillots", ils utilisaient des mortiers.

· Artillerie coloniale, RAC

· Artillerie d'assaut, RAA

 

"BESETZES GEBIET“ : "zone occupée"

 

LA CAVALERIE :
- Cavalerie métropolitaine :

· Cuirassiers
· Dragons
· Chasseurs à cheval
· Hussards

- Cavalerie d'Afrique :

· Chasseurs d'Afrique
· Spahis

 

LA CROIX DE GUERRE :
Elle récompense des actes de courage, quel que soit le grade du récompensé. Elle est souvent assortie d'étoiles ou de palmes, correspondant au niveau de la citation qui a conduit à la délivrance de cette médaille (Par exemple : "Il est resté face à l'ennemi jusqu'à ce que ses munitions soit épuisées, a courageusement protégé le retrait de ses camarades, et a été fait prisonnier") :
Citations au niveau de :
- l'Armée : palme de bronze
- Brigade ou Régiment : étoile de bronze
- Division : étoile en argent
- Corps d'Armée : étoile de vermeil

La croix de guerre présente des rubans de couleurs différentes selon qu’elle ait été attribuée durant la 1ère Guerre Mondiale ou la 2ème Guerre Mondiale.
Elle peut être attribuée à des individus mais aussi à des bataillons entiers, qui la portent alors sur leur drapeau.

Le 23 décembre 1914, plusieurs députés, dont monsieur Georges BONNEFOUS, déposèrent au Parlement une proposition de loi visant à instituer une médaille dite de la Valeur Militaire pour commémorer les citations individuelles.
Favorable à ce projet, le rapporteur de la Commission de l’armée, le commandant DRIANT, député mobilisé, proposait le 4 février 1915, la création d’un Ordre récompensant la valeur militaire, en excluant la faveur et l’ancienneté, appelant cette décoration « la Croix de Guerre ».
Cette proposition ayant été acceptée à l’unanimité ; par la loi du 8 avril 1915 fut donc créée une Croix de Guerre destinée à commémorer, depuis le début des hostilités, les citations individuelles pour faits de guerre à l’ordre des armées de terre et de mer, des corps d’armée, des divisions, des brigades et des régiments.
Parmi les troupes étrangères qui reçurent la Croix de Guerre, une forte proportion fut attribuée à des soldats américains qui, jusqu’à la création, le 9 juillet 1918, de la Distinguished Service Cross ( Croix des Services Distingués ) et de la Silver Star ( Étoile d’Argent ), n’avaient point de croix de guerre spécifique.
Pour la grande guerre, l’on dénombrait, au 1er mars 1920, un total d’environ 2 055 000 citations décernées, auxquelles s’ajoutaient les citations accompagnant la remise de la Légion d’honneur et la Médaille Militaire, ainsi que les citations à titre posthume.
La Croix de Guerre 1914 -1918 n’est, en règle générale, plus décernée depuis le 18 octobre 1921.
Total des citations avec attribution de la Croix de Guerre 1914 -1918 : 2 065 000.

La Croix de Guerre 1914 -1918 est conférée, de plein droit :
- aux militaires, français et étrangers, ayant été l’objet d’une citation individuelle pour fait de guerre ;
- aux civils et aux membres des divers personnels militarisés qui auront été l’objet d’une citation ;
- en même temps que la Légion d’honneur ou la Médaille Militaire, aux militaires ou aux civils, non cités à l’ordre, dont la décoration aura été accompagnée au Journal officiel, de motifs équivalent à une citation à l’ordre de l’armée pour action d’éclat ;
- de manière collective, à des unités, des navires ou des escadrilles ;
- à des villes et des villages martyrs, qui ont été détruits, ravagés ou bombardés par l’ennemi.( 2952 villes ont reçues la Croix de Guerre 1914 -1918, décernée toujours avec palme dans ce cas. )

 

LE GENIE :
Le génie est à la fois une arme de l'armée de Terre, avec pour mission d'organiser le terrain au profit des troupes amies et un service propre à chaque armée (Terre, Mer, Air), chargé de conduire et éventuellement de réaliser les travaux d'infrastructure prescrits par le commandement.
La mission du Génie dans le domaine du combat est double: l'appui direct et l'appui général. L'appui direct comprend l'appui à la mobilité (faciliter la manœuvre amie) et la participation à la contre - mobilité (entraver la manœuvre ennemie).
Le Génie est composé de sapeurs qui organisent le terrain (constructions de tranchées, d'obstacles, de casemates, minage de pont, de routes...), assurent le franchissement des coupures du terrain (pont sur les cours d'eau, forages de tunnels, travaux de sape pour détruire des fortifications...) et permettent le passage des unités du corps de bataille (déminage, destruction d'obstacles...).

 

L’INFANTERIE :

· Infanterie active et de réserve
· Infanterie territoriale
· Chasseurs à pied, alpins et territoriaux
· Groupes cyclistes
· Zouaves (à partir de 1880, les régiments de Zouaves furent uniquement formés de métropolitains)
· Tirailleurs algériens
· Régiments mixte zouaves et tirailleurs
· Régiments de marche d'Afrique
· Tirailleurs marocains
· Chasseurs indigènes
· Infanterie légère d'Afrique
· Régiments étrangers

- La Réserve et la Territoriale :
Ces régiments accueillaient tous les mobilisables ayant déjà effectué leur service militaire, ou y ayant échappé pour une raison ou une autre : exemptés, réformés, sursitaires, omis, etc.
Les classes étant appelées l'année suivante de leur formation, à compter du 1er novembre, la répartition des classes d'âge en août 1914 s'opérait ainsi :
- Armée active nés en 1891 et 1892*
- Réserve de l'armée active nés entre 1890 et 1881
- Armée territoriale nés entre 1880 et 1875
- Réserve de l'armée territoriale nés entre 1874 et 1869

* En cas de guerre, la classe première à marcher pouvait être appelée par anticipation. C'est pourquoi l'armée active comprenait également en août la classe 1913 (hommes nés en 1893) qui n'aurait dû être appelée qu'à l'automne.

Les régiments de réserve se rattachaient aux régiments d'active, dont ils reprenaient la numérotation augmentée de 200. Le régiment de réserve du 1er RI était ainsi le 201e RI. Il avait même lieu de recrutement et de garnison, et la plupart des réservistes de 1914 partirent dans la réserve du régiment où ils avaient fait leurs classes.

Cette distinction entre active et réserve fit long feu. Très vite on employa les régiments aux mêmes fonctions, et il n'y eut plus de différence entre les différentes unités.

Les bataillons de chasseurs, comme les régiments d'infanterie de ligne, comptaient des unités d'active - numérotées de 1 à 32 - et des unités de réserve - numérotées de 41 à 72. La numérotation de la réserve reprenait celle de l'active, plus 40. (Ainsi, le 56e BCP était le bataillon de réserve du 16e BCP) Cette distinction n'eut de sens que dans les premiers mois de la guerre. Par la suite, il n'exista pour ainsi dire aucune différence entre bataillons d'active et de réserve.
Au sujet des chasseurs alpins : ces bataillons ne comportent pas de numérotation particulière. Ils sont le produit de la spécialisation d'unités de chasseurs en vue de la guerre en milieu montagneux.

- L'infanterie coloniale :
· Infanterie coloniale
· Tirailleurs sénégalais

La nomenclature des unités coloniales est souvent un véritable casse-tête. Si l'appellation et l'organisation des régiments de ligne sont demeurées remarquablement stables tout au long de la guerre 1914-1918, il n'en fut pas de même des unités non métropolitaines. Bataillons, régiments changèrent régulièrement de nom et de numérotation, et leur affectation dans les grandes unités telles que brigades, divisions et corps d'armée fut tout aussi fluctuante. On alla même jusqu'à créer des régiments mixtes (Zouaves et Tirailleurs) et des régiments Bis !

 

"KRIEGSGEFANGENER" : "prisonnier de guerre"

 

"KRIEGSGETANGEN SENDUNG" : "envoi de prisonnier de guerre"

 

LA MEDAILLE MILITAIRE :
Instituée par le décret du 22-1-1852, abrogé et remplacé par le décret du 28-11-1962. Elle récompense les militaires (et assimilés) non-officiers. En fait, pour les sous-officiers et les soldats, elle est aussi importante que la Légion d'Honneur pour les Officiers.
Elle peut être attribuée à des individus mais aussi à des bataillons entiers, qui la portent alors sur leur drapeau.

 

LE SAPEUR :
Membre du Génie, c’est lui qui monte en ligne le premier pour préparer le terrain à l'infanterie.
Le sapeur aide ses propres troupes à vivres, se déplacer et combattre sur le champ de bataille et il empêche l'ennemi de faire de même.
La plupart des fonctions du sapeur sont comparables à celles d'une personne de métier travaillant pour une grande société de construction, mais elles sont accomplies dans des conditions beaucoup plus difficiles.

 

Pour les informations ci-dessus, merci à :
- http://www.defense.gouv.fr/terre/orga/orga_gds_serv/
- http://users.belgacom.net/artillerie/artillerie/5401.html
- http://www.france-phaleristique.com/
- http://www.association14-18.org/references/regiments/sources/SourceFrAS.htm